Gaultier Bès de Berc est un co-fondateur des Veilleurs, ce groupe fondé contre la loi instituant l’égalité des droits entre homos et hétéros en matière de mariage. Il vient de sortir un livre Nos limites, pour une écologie intégrale. Il présente ce livre dans une interview au figarovox.

Ce n’est pas la première fois qu’un colporteur de haine prend appui sur un discours écologique pour déverser sa haine des minorités. Pour ne prendre qu’un exemple, aux Etats-Unis, en 1987, des partisans de « l’écologie profonde » du journal Earth First estimaient que le sida était le bienvenu comme outil de régulation démographique face aux menaces de surpopulation. Là où les religieuxSES et politiques de tout bord saluaient l’épidémie comme une punition de Dieu contre les pédés, les tox et les autres pêcheurSEs, des personnes, au nom de l’écologie, parlaient de punition de la Nature1.

"Ainsi voulons-nous contribuer, à notre mesure, à réintroduire dans un espace public saturé d'indifférence et de bruit un peu de convivialité, de gratuité, d'intelligence et de beauté."

« Ainsi voulons-nous contribuer, à notre mesure, à réintroduire dans un espace public saturé d’indifférence et de bruit un peu de convivialité, de gratuité, d’intelligence et de beauté. »

J’ignore si Gaultier Bès de Berc connait et assume ce passé. Toujours est-il qu’au lieu d’  « écologie profonde », lui parle d’ « écologie intégrale ». La thèse de son livre est résumé par la journaliste, Eugénie Bastié. Contre le mot d’ordre de mai 68, « jouir sans entrave », il faudrait « consentir à voir ses désirs circonscrits par la nature ou la société ».

Cette thèse ainsi résumée appelleplusieurs remarques :

1/ elle n’est pas nouvelle, c’est même un poncif des penseurSEs et responsables politiques de droite ; Sarkozy l’a décliné à l’envi en 2008, lors des 40 ans de mai 68 ; Finkelkraut, Ferry, Comte-Sponville, BFM-TV, etc, etc. Bès de Berc fait semblant, dans sa réponse, de ne pas le voir, il joue les faux modestes en assumant une part de l’héritage de mai 68. Mais il sait bien que quand on sort ce genre de ‘thèse’, on a intérêt à se démarquer : « l’écologie intégrale » va jouer ce rôle ;

2/ cette thèse n’a en soi rien de scandaleux tant qu’on n’a pas défini ce qu’était la nature, la société, les désirs et les limites que les premières imposeraient aux derniers. Or, précisément, de cela, Gaultier Bès de Berc ne dit rien. Il va donc parler de « nos » limites comme s’il était le seul porte-parole fiable de « la » nature ou de « la » société. « Regardez, moi seul et mes pairs avons compris ce qu’étaient la nature et la société ». Il s’agit là autant d’un symptôme de mégalomanie que de malhonnêteté intellectuelle : une position de surplomb insoutenable, tant elle exclut les LGBT et les personnes en désaccord avec Gaultier Bès de Berc sur ce que devraient être la nature ou la société. Pour le dire autrement, quand le Veilleur parle de « nos » limites, il est clair qu’il ne s’agit pas d’un nous universel, mais bien d’un nous excluant les autres, et la nature et la société ne sont que des prétextes. C’est bien donc sa haine des minorités sexuelles qui parle en premier, avant toute réflexion philosophique, politique, sociale : les pédales n’ont rien à faire dans la nature et la société.

3/ vu l’absence d’une quelconque définition de la nature ou de la société, les mettre côte à côte comme normes pose problème. Les règles de la nature ou de la société ne sont pas les mêmes. Selon les définitions que l’on en donne, elles peuvent être contradictoires. Si on définit par exemple la nature comme l’ensemble des lois physiques, chimiques, biologiques, force est de constater que la production de plastique, le nucléaire, les gaz d’échappement et les marées noires sont on ne peut plus naturels, puisque possibles. Tout autant que la PMA, la capote, l’avortement, le vin de messe ou la farine. De même, si on définit la société comme un ensemble d’interactions entre des personnes et des groupes, déterminé historiquement et qui évolue, on comprend mal comment Gaultier Bès de Berc pourrait oublier, à moins d’une haine fondamentale contre nous, que dans ses interactions, il y a aussi les LGBT, qui font donc partie de la société et qui à ce titre ont leur mot à dire dans la définition de « nos » limites, tout autant que les catholiques intégristes  ; qu’il y a aussi des gens qui vivent du plastique, du nucléaire, des voitures, de l’agriculture, etc. Si on adopte ces deux définitions de la natures et de la société, comment définir « nos » limites si on met les deux concepts au même niveau ? Que Bès de Berc ne se rende pas compte de ce problème ne veut dire qu’une chose : il n’a pas eu besoin de le penser tant il est convaincu que cela ne pose aucun problème, vu que ces concepts ne servent qu’à déguiser ses haines des minorités sexuelles.

4/ Vu l’absence d’une définition des désirs, tout est permis à la pensée de la haine. Ainsi, Gaultier Bès ne se privera pas des immondices les plus éculées sur le désir d’enfants de couples de même sexe, assimilé à un caprice individuel, et une menace pour la société (non définie par Bès de Berc). Dans la précarité conceptuelle qui fait le jeu de l’intéressé, le désir d’enfant devient un « droit à l’enfant ». Mais il n’y a que les homophobes pour parler de « droit à l’enfant ». Les couples homoparentaux, eux, réclament les mêmes « droits » que les couples hétérosexuels. La société dans laquelle nous vivons, n’en déplaise aux vendeurSEs de haine, n’empêche pas que des couples de même sexe élèvent des enfants ; la nature ne l’empêche pas. La seule question est celle de la loi qui bloque des droits. A moins que les Veilleurs ne souhaitent aussi interdire la PMA et l’adoption aux couples hétérosexuels ? Là, ce serait cohérent.

5/ Si on définit nature et société comme des autorités qu’on ne doit pas remettre en cause, qui dictent nos vies et nos désirs par des décrets incompréhensibles, mais qui ont leur messie, genre Gaultier Bès de Berc,un penseur/veilleur qui sest d’ores et déjà abstrait du reste du troupeau pour le garder d’en haut et nous expliquer la vie, la compréhension de l’interview devient plus simple. « Moi, Bès de Berc, suis le messie qui annonce ce que veulent nature et société ». Mais alors, il serait plus pratique d’utiliser, au lieu de « nature et société », un seul nom, que refuse d’utiliser le pourtant très croyant Bès de Berc, auteur du blog « le soupirail et les vitraux », lecteur des sites « Salon Beige », « Chrétiens indignés » ou « Revue Catholica » ; contributeur (il y « sème ») au blog anti-choix « Garder son bébé », ou encore à « Le visage du Christ » ou « Gloria Dei vivens homo ». Ce mot, c’est Dieu. Mais il est sûr que si Bès de Berc avait utilisé le pourtant très économique « Dieu » pour parler de qui fixe « nos » limites, la tonalité de son interview aurait été nettement différente, bouleversant l’habillage « démocratie locale », « circuit court », « décroissance » et AMAP avec une nuance un chouïa teintée d’‘aspect intégriste et anti-démocratique de cet usage de Dieu – rappelant l’identité première des Veilleurs, que, visiblement, l’intéressé cherche à faire oublier. Parler de nature et de société, d’écologie, permet au moins de se distinguer de Civitas. Cela permet aussi de ne pas affronter les oppositions des croyantEs favorables aux droits des LGBTQI, qui ont manifesté leur colère contre l’usage que l’on faisait de leur foi quand des groupes anti-égalité comme les Veilleurs l’ont réquisitionnée.

Faute d’utiliser l’idée de Dieu dont il serait le prophète, Bès de Berc évoque la nature et la société dont il serait donc le seul interprète. Cette position de surplomb, on la retrouve partout dans l’interview, notamment dans ses incohérences.

Parlant de la marche des fiertés locales, Bès de Berc affirme : « à Lyon, sous le slogan «Nos corps, nos choix», les revendications de la Gay Pride 2014 ont amalgamé PMA, GPA et prostitution. » Il y voit le signe de la marchandisation des corps dont la critique est renforcée par l’usage du verbe « amalgamer ». Pourtant, une autre interprétation, un peu moins de surplomb, pourrait être que les personnes qui manifestaient demandaient des droits, que leurs revendications étaient diverses mais unies par le sentiment d’être exclues par la loi, que tout cela se regroupe sous l’expression : « solidarité des minorités », etc.

Bès de Berc utilise le verbe « amalgamer » pour synthétiser de façon péjorative les revendications diverses qui s’expriment de la part de minorités sexuelles opprimées. Mais bizarrement, il ne l’utilise plus pour qualifier sa propre pensée.

Lisons pourtant ce qu’il dit. Il détaille les conséquences du refus de nos limites : « marketing agressif, déracinement identitaire, décérébrage médiatique, relativisme moral, et ses corollaires, misère spirituelle, fantasme de l’homme autoconstruit… ». Mettre tous ces concepts au même niveau, dont certains comme « déracinement identitaire » ou « misère sprituel », témoigne d’un ancrage fort dans les traditions de l’extrême-droite française, ce n’est pas de l’amalgame ?

Plus loin, on lit :« Nous voulons favoriser des prises de conscience radicales, transversales, susciter de nouvelles synergies, loin des blocages idéologiques, des clivages artificiels qui nous paralysent plus qu’ils ne nous structurent. ». Quand il s’agit d’une initiative d’un penseur de la haine, on doit pas dire « amalgamer », on doit parler de « synergie » et de « transversal », même quand il énumère par exemple les maux de la société : « Eugénisme, euthanasie, licenciements boursiers: mort aux canards boiteux, place à l’homme augmenté, rentable, fonctionnel, standardisé! ». Bien sûr, l’association de l’euthanasie à l’eugénisme et aux licenciement boursiers n’est pas un « amalgame », mais juste une « synergie ». Quand des milliers de personnes victimes de discriminations revendiquent dans une manifestation, entre autre, l’accès à la PMA, la GPA ou des droits pour les travailleurSEs du sexe, c’est de l’amalgame : mais quand un seul mec, diplômé, hétéro, pas trans, blanc, jeune, en bonne santé, goy, non-musulman, pas pauvre,assimile l’euthanasie à des licenciements boursiers : là, ce n’est plus de l’amalgame. La haine s’autorise toutes les incohérences conceptuelles.

Cette haine de surplomb, Bès de Bres en avait déjà fait preuve dans une interview à un site d’extrême-droite, ‘liberté politique’. Il y déclarait alors – sans aucune considération pour des enjeux écologiques : « Pour beaucoup d’entre nous — et pas seulement pour les plus jeunes — l’opposition à la loi Taubira a été le premier engagement militant. Alors, oui, l’on peut parler d’une révolte, surtout si l’on considère que personne ne s’attendait à une telle mobilisation. Et d’une révolte générationnelle, puisqu’on constate que la jeunesse mobilisée était plus largement du côté des opposants que des partisans, même si bien sûr la plupart des jeunes indifférents avaient par conformisme un avis plutôt positif sur cette réforme de civilisation. » Selon Bès de Bres, si une majorité de jeunes est restée indifférente face aux enjeux des droits LGBT, ce serait par conformisme, et non, précisément, par indifférence, c’est-à-dire conviction que le mariage pour tous et toutes était un non-problème et que les opposantEs s’agitaient pour rien. La sociologie de Bès de Bres est économique : ‘tout le monde pense ce que je pense, ce qui ne disent rien sont des moutons qui suivent le troupeau, laissez-moi le guider’.

Le discours de haine de Bès de Berc n’est pas sans passage comique. Mon préféré est le suivant : « Ce qui était gratuit, naturel, mystérieux (donner la vie), le marché s’en empare. ». Chaque adjectif est un bonheur comique, dans le genre humour noir. Rions un peu ensemble :

– « naturel » – parce que Bès de Berc ne définissant pas ce qu’est la nature, chaque bébé issu de PMA et de GPA reste « naturel » ; une aiguille à tricoter pour en finir avec un fœtus est aussi « naturel » que l’accouchement sous X que la jeune femme de 13 ans va négocier avec les services sociaux et sa famille ou qu’une adoption ; je suis sûr que jamais un Bès de Berc ne dira que le « marché s’empare » d’une aiguille à tricoter, qui était pourtant très « naturel » et super prisées en France avant la loi Veil  ; sous les pressions des Bès de Berc et autres sexistes, et vu la lâcheté du gouvernement actuel, les aiguilles à tricoter risquent de vite redevenir à la mode, et leurs victimes aussi ;

« mystérieux », parce que cela donne l’impression que Bès de Berc ne sait pas comment on fait les bébés, et donc me donne juste envie de lui expliquer comment cela marche (eh, Gaultinou, non, les bébés ne sont pas amenés par les cigognes et rends-toi compte que ton discours sur le grand Mystère de la naissance et de la vie est super sexiste et indifférent au corps d’une femme pendant sa grossesse : tu as juste bandé, pénétré, éjaculé, pendant quelques dizaines de minutes et ta partenaire, elle, doit assumer le Grand Mystère de la Vie pendant 9 mois pendant que tu lui offres des jolis coussins pour qu’elle se repose ) ; c’est rigolo, mais vu le niveau de sexisme du discours de la personne, pas super étonnant ; et je ne crois pas que des femmes qui ont eu des enfants, notamment celles qui ont dû l’élever seules parce que plaquées par le mec lors de la grossesse, trouvent toutes cela rigolo ;

– « gratuit » ; ça, c’est mon préféré. Donner la vie, c’est gratuit. Si « gratuit » doit être pris dans son sens commercial, il faut vraiment avoir beaucoup de fric ou ne jamais avoir eu de mômes pour écrire ce genre de choses : mais apparemment, Bès de Berc estime que ne comptent pour rien les dépenses en couche, nounous quand on n’a pas la crèche publique, biberons, bouffe pour bébé, temps en moins pour le travail, temps en moins quand le bébé est malade (surtout quand on est une femme, mais de tout évidence, Bès de Berc ne se pose pas ce genre de question), etc. Et si « gratuit » doit être pris dans un autre sens, du genre ‘acte libre’, ‘sans conséquence’, je dois avouer que je ne partage pas les présupposés d’éducation de Gaultier Bès de Berc quand on parle d’une personne qui va vous prendre au moins 15-20 ans de responsabilités diverses. On ne fait pas un bébé gratuitement, sauf évidemment quand on est un mec et qu’on estime que la femme fera tout le boulot éducatif pendant que le mec n’aura jamais à assumer ce rôle, et qu’il aura donc tout le temps d’écrire des livres pour s’émerveiller du mystère et de la gratuité de la naissance.

Ces quelques adjectifs en disent long sur le sort que son écologie réserve aux

Les "Veilleurs pour la famille" en 2013.  Parlent-ils d'AMAP ?

Les « Veilleurs pour la famille » en 2013. Parlent-ils d’AMAP ?

femmes : des personnes qui sauront rendre naturelles, mystérieuses et gratuites (pour les mecs) la moindre naissance. Ils en disent aussi long sur la classe sociale d’où il parle.

Analysons maintenant ses principes écologiques. Difficile de trouver une vraie réflexion argumentée, tout au plus des énumérations qui reprennent plein d’idées élaborées par d’autres : « Coopératives, sites de troc ou de récup’, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, systèmes d’échange locaux, «café suspendu», micro-crédit… Beaucoup travaillent depuis longtemps à cette écologie intégrale que nous appelons de nos vœux! ».

On reconnait là pas mal de notions tournant autour de la décroisssance. Notons au passage que dans son blog, Bès de Berc cite comme source le journal La Décroissance, ce qui n’est guère surprenant tant ce journal a su multiplier les tirades anti-LGBT.

Mais l’inspiration n’est pas très importante. Ce qui frappe, c’est que, pendant que « beaucoup » travaillent à une écologie effective, d’autres  nous »), comme Bès de Berc, prient, pardon, « appellent de leur vœux » cette écologie sans réellement rien n’y faire de concret. Autrement dit : « Faites, nous regardons, et récupérons votre travail ». C’est là encore un signe fort d’une appartenance à une certaine classe sociale, qui n’a pas honte à dire ouvertement qu’elle exploite le travail des autres.

Il est ensuite facile de la part d’un Bès de Berc de venir parler « de logique d’entraide, de confiance, de partage, qui nous rapproche et nous élève », de faire des leçons de démocratie locale où il est bon de parler ensemble : de toute évidence, les discussions entre Veilleurs sont faits entre gens qui s’entendent contre LGBT. La logique d’entraide, de confiance et de partage ne vaut que pour une partie de la population, puisque les LGBT réclamant des droits sont forcément des euthanistes, eugénistes, actionnaires boursiers qui déclenchent des licenciements, précaires sur le plan spirituel, abrutiEs par ou auteur d’un marketing décérébrant etc. La démocratie, même locale, est toujours facile quand on réunit des gens autour d’une même haine et qu’on invalide par avance la parole de celles et ceux que vous blessez.

Les Veilleurs n’ont rien apporté à la moindre AMAP, jamais rien fait pour l’écologie politique. Les seules manifestations que les Veilleurs organisent sont contre les droits des femmes et des LGBT. Pas contre une centrale nucléaire. Pas contre Monsanto ou la ferme des mille-vaches. Pas pour la frugalité écologique. C’est juste contre les pédés, les gouines, les trans et consorts, avec prières et bougies à la clé.

Manifestation de Veilleurs en avril 2013 : drapeau bleu blanc rouge, poings levés. Le premier est masqué par un foulard.

Les Veilleurs aux Invalides. Comme le dit Bès de Berc, « les Veilleurs ne manifestent pas ». Là, il est évident que les Veilleurs plantent des carottes bio.

Bès de Berc définit l’écologie comme une « science des conditions de l’existence ». Mais il faudrait rajouter « de tous les êtres vivants », pas uniquement des humains mâles hétérosexuels et en bonne santé. Car il serait bon que l’écologie de Bès de Berc pose aussi la question des « conditions d’existence » des LGBT dans un pays où le taux de suicide d’un jeune gay est 7 fois supérieur à celui du reste de la population, dans un pays où les agressions recensées contre les minorités sexuelles triplent en moins d’un an sans que ne se remettent en cause des Bès de Berc.

L‘écologie porte sur les conditions d’existence de tous et toutes, humainEs ou non-humainEs. Et l’écologie doit interroger non seulement les systèmes de domination des humainEs sur le reste du vivant, mais aussi de domination des humainEs entre eux et elles2.

Mais Brès de Berc n’a que faire de ces impératifs, tant que la récupération de quelques pratiques lui permet de ripoliniser une bien sincère haine des minorités sexuelles. « L’écologie intégrale » a d’ailleurs un autre objectif, plus personnel, que n’essaie même pas de dissimuler l’intéressé :« Mais je crois qu’il est sage de commencer par travailler au niveau local, humblement, loin des honneurs et des sirènes médiatiques, avant de postuler à quelque responsabilité que ce soit. De cette base solide seule jailliront les élites dévouées dont la France a besoin – et qu’elle mérite. ». Il trouve sage de rester loin des sirènes médiatiques, mais donne une interview à un site largement médiatisé ; il parlait SEL, démocratie locale, micro-crédit, agora de village et circuit ; mais son ambition est bien tournée vers l’élite dévouée que la France mérite. Ilestbientôt candidat à une élection ?

1Pour une critique de l’écologie profonde, notamment dans ses aspects les plus dégueulasses, on peut lire l’artile de M. Bookchin, « Ecologie sociale vs écologie profonde » dans le livre dirigé par mon amie Emile Hache, Ecologie politique aux Éditions Amsterdam.

2Pour avoir un aperçu de tous ces thèmes, le livre cité dans la note précédente est un bon point de départ.