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Mois : septembre 2014

Droit de réponse de Gilles Savary : un cas d’école

Gilles Savary me demande de publier le texte suivant en réaction à l’article que j’ai consacré à ses propos sur les « enfants de compagnie ».  je le reproduis ci-dessous et en propose une analyse. Ce texte est en effet un cas d’école. Monsieur Martin, A la suite d’une tribune de parlementaires socialistes, dont j’étais cosignataire, qui exprimait notre souhait de régler le problème de la régularisation juridique des enfants étrangers nés sous GPA, par des dispositions qui ne constituent pas une introduction de la GPA en France, nous avons eu un échange de courriel par lequel vous avez délibérément déplacé le sujet sur le thème de la stigmatisation homophobe et xénophobe. Ma position vis-à-vis de la GPA ne se situe pas par rapport à une orientation sexuelle, mais à l’usage qui peut en être fait indépendamment de toute orientation sexuelle, comme on peut en constater les excès dans certains pays mais aussi par une certaine idée du statut de la femme. Cependant, vous avez cru bon de publier sur un site public , un article délibérément diffamatoire à mon encontre , me présentant comme un homophobe proche des valeurs de l’extrême droite , à partir de la vieille technique , d’usage dans les pays totalitaires , consistant à détourner le sujet du débat et à isoler des propos de leur contexte pour en pervertir le sens . En tant qu’homme...

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Homophobie au PS : le député Gilles Savary et nos « enfants de compagnie »

« Dictature de votre bon plaisir », « droit à l’enfant » : voici les éléments de langage que ce député utilise dans un mail qu’il m’adresse pour justifier son engagement contre la GPA. Il va même jusqu’à comparer la situation de parents homos ayant recours à la GPA à… des personnes adoptant un animal de compagnie. Le député socialiste Gilles Savary est signataire d’un appel sur la GPA, appel à « un débat de haut niveau ». Il s’agit en fait d’inciter la France à faire appel d’une décision de la CEDH favorable aux couples ayant eu recours à la GPA à l’étranger. J’y ai répondu par une lettre publiée sur Yagg et envoyée aux député-es concernées. Quelques minutes après l’envoi par mail, Gilles Savary me répondait par mail dont voici le début : « Je vous signale cher monsieur que la BNP à été sévèrement puni par les USA pour avoir enfreint leur droit interne en accordant , de France , des prêts à des pays qu’ils ont mis sous embargo ! Au nom de quoi , on serait xénophobe à protéger notre Droit interne ? Surtout quand il est hautement civilisé ? » Passons sur l’exemple de la BNP et des Etats-Unis, censé justifier l’argumentaire xénophobe de la lettre ouverte que je dénonçais dans mon texte : c’est hors-sujet. Les parlementaires ont bel et bien disqualifié la CEDH parce qu’internationale, et le recours à la GPA parce...

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GPA : débat de haut niveau ou démagogie hypocrite ?

10 députéEs socialistes publient aujourd’hui une lettre ouverte appelant la France à un débat de haut niveau sur la GPA. Derrière les paroles, il s’agit en fait d’inciter à un recours contre une décision de la CEDH qui enjoint la France de donner un statut légal aux enfants nés de GPA à l’étranger. Voici la lettre que je leur envoie ce soir. Mesdames, messieurs les 10 députéEs anti-GPA Je prends connaissance de la lettre ouverte que vous publiez aujourd’hui, « Pour que la France porte à un haut niveau le débat sur la Gestation pour autrui (GPA). » ChacunE souhaite en effet que le débat soit « élevé ». C’est la raison pour laquelle je suis surpris de voir dans votre lettre ouverte le recours à des arguments d’une démagogie xénophobe indéniable : l’étranger, voilà l’ennemi-e. « (…) Devons-nous accepter que des pratiques étrangères (USA, Inde, Canada, etc) s’imposent à nous par l’élégante entremise d’une institution internationale (la CEDH) qui nous demande de statuer en droit pour des enfants nés par GPA à l’étranger,  mais laisse pendante la question biologique, psychologique et éthique, celle des mères ? Devrions-nous accepter sans rien faire un tel « Patriot Act » de l’intimité ? ». Pour vous, donc, député-s socialistes, des pratiques sont mauvaises parce que venues de l’étranger. Elles « s’imposent » à nous (c’est qui nous ? Les étrangErEs résidant en France ne sont pas concernéEs?) La CEDH est suspecte parce qu’internationale...

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