Monsieur le faux député,

L’assistanat à dénoncer en France, c’est vous. Pas les prestations pour les malades, les précaires, ni les bénéficiaires de la CMU. Vous : un député payé pour ne pas faire son travail de député. En témoignent vos ridicules taux de présence dans l’Hémicycle (19 semaines de présence seulement en un an d’activité !), votre absence en commission (14 présences relevées seulement sur tout l’exercice parlementaire des 12 derniers mois), l’absence de la moindre participation à un rapport parlementaire.

Vous ne faites pas le travail pour lequel vous êtes payé. Vos émoluments de parlementaire financent votre tournée de studios pour cracher contre les précaires, les malades, les handicapéEs, les chômeurSEs.

wauquiez

Activité parlementaire relevée de Wauquiez par le site nosdeputes.fr au 15/04/2013. http://www.nosdeputes.fr/laurent-wauquiez

Pendant longtemps, j’ai cru qu’on pouvait répondre à vos sorties idiotes sur l’assistanat sur la base d’arguments de fond, ou au moins humanistes. Par exemple, quand vous avez déclaré en 2011 que l’assistanat était un cancer de la société, il se trouvait que j’étais moi-même suivi pour un cancer. Je vous laisse imaginer dans quel état j’étais après avoir entendu que mon état de santé vous servait à incriminer celles et ceux que vous considérez comme des assisté-es.

Je pensais à l’époque que témoigner de mon dégoût par rapport à ce type de métaphore aiderait à vous convaincre de l’inutile violence de vos propos à l’égard à la fois des bénéficiaires de minima sociaux, mais aussi des malades d’un cancer. Je me rends compte aujourd’hui à quel point cette idée était naïve : vous vous moquez de savoir qui vous choquez. Le seul enjeu étant de faire du buzz démagogique, contre les malades, contre les précaires.

Vous comptez parmi les créatures les plus hypocrites et obscènes que la politique contemporaine a pu produire au cours des dix dernières années. Comptez sur moi pour rappeler que vous êtes un assisté au contraire de toutes les personnes précaires, malades, qui luttent pour leur vie et que vous stigmatisez.

Jérôme Martin