Comment peut-on s’appeler « philosophe » et toujours prêcher le faux ? Comment peut-on sans cesse invoquer l’indignation pour justifier ses interventions médiatiques sans soi-même éprouver la moindre honte ? Michel Onfray n’a toujours pas donné la moindre piste de réponses à ces questions. Cessons de lui prêter une fonction, celle de « philosophe », qu’il a depuis longtemps abdiquée et désignons-le sous son vrai titre : « Sa Boursouflure ».

Dans son interview au Figaro donné le 10 septembre dernier, Sa Boursouflure Onfray déclare :

« On croit que l’école à [sic] moins besoin de cours d’histoire que de cours de programmation informatique, on décide que les Lumières peuvent être facultatives dans les programmes scolaires (on n’en a plus besoin) et l’islam obligatoire (il faudrait le penser et l’école nous dit comment). »

Sur quelles sources s’appuie Sa Boursouflure Onfray ? On aimerait vraiment le savoir. Qui a rendu les Lumières facultatives et dans quel domaine ? On ne le saura pas. Que l’islam comme fait religieux soit enseigné au même titre que le christianisme ou le judaïsme, par exemple dans les cours de français ou d’histoire, et ce, depuis des décennies, où est le problème ? On ne le saura pas. L’importance pour Sa Boursouflure n’est pas de produire une pensée réelle. Il s’agit de s’appuyer sur ce qui marche : en l’occurrence, les propos de l’extrême-droite sur la réforme du collège.

Comment Sa Boursouflure Onfray en arrive-t-elle à parler école alors que la question posée portait sur les réfugié-es et la médiatisation de leur souffrance ? L’émotion, coco, l’émotion. Qui remplace l’histoire. Tu fais une phrase nominale super courte qui ne veut rien dire (« L’histoire, donc la mémoire »), le journaliste adore, t’as l’air d’un philosophe et là tu dis : « La religion de l’instant présent dans laquelle communient les médias exige qu’on renvoie l’histoire à la poubelle. ». Et tu enchaînes après sur l’Education nationale qui préfère la programmation informatique à l’histoire. Et personne ne te demande la moindre preuve.

Qu’il parle LGBT, éducation nationale, réfugié-es, Sa Boursouflure Onfray ne parle pas comme philosophe. En mettant de côté les faits, en faisant de ses fantasmes délirants un discours recevable, Sa Boursouflure Onfray contribue à faire de débats politiques nécessaires des farces inutiles et épuisantes. Exiger qu’il se la ferme est le meilleur service qu’on puisse rendre à la liberté d’expression.