Le directeur adjoint du Figaro Magazine, Jean-Christophe Buisson, annonce aujourd’hui que le fabuleux Mohamed Sifaoui répondra avec ire dans le numéro de demain aux critiques que le dossier sur Saint-Denis a pu susciter. Tremblant d’impatience et de désir, j’ai invoqué la Déesse qui m’a révélé ce qu’allait écrire l’Expert des expert-es.

C’est donc Mohamed Sifaoui qui prend la plume et qui écrit :

« Les islamo-gauchistes ont osé attaquer le courageux dossier du Figaro Magazine sur Saint-Denis, rédigé par une femme qu’on a sortie de ses fourneaux.

Bien sûr, Jean-Christophe Buisson avait annoncé « trois mois en immersion avec les barbus », alors que la journaliste n’a parlé que d’un mois et demi de présence dans la ville, sans jamais interroger un « barbu ».

Bien sûr, au milieu des vingt photos que le journaliste a pu prendre devant la Basilique qui auraient révélé la richesse et la diversité des personnes qui vivent et passent à Saint-Denis, seule celle montrant un parvis vide et deux jeunes femmes voilées a été retenue pour la Une.

Bien sûr, il est malhonnête de présenter au-dessus d’un intertitre indiquant « 800 personnes fichées S dans le département » une photo de personnes priant dans la rue faute de place à la mosquée .

Bien sûr, le Figaro Magazine aurait pu montrer tous les marchands de chaussures, de lingerie, de robes de soirées, de vêtements divers et variés du centre commerçant et ne pas se contenter de magasin de vêtements « islamiques ».

Bien sûr, la journaliste aurait dû varier les témoignages, ne pas biaisier les questions et présenter une vision pluraliste de la ville.

Bien sûr, une contre-enquête a montré le bidonnage de plusieurs témoignages.

Bien sûr, la journaliste n’a pas vérifié les propos tenus par les personnes qu’elle interroge, comme les propos du prêtre qui dit qu’on ne peut trouver de viande non-halal qu’au marché ou au supermarché Carrefour.

Mais que pèse l’exigence de vérité face à l’essentiel ? L’essentiel étant de meubler entre cinq publicités une dizaine de pages sur « l’islamisation de la société », pour me permettre d’assurer le service après-vente et permettre aux dirigeants du Figaro de ne pas parler des problèmes judiciaires de Dassault ou des Panamapapers. »

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