La chaîne de restaurant Planet Sushi maintient son soutien financier à l’homophobie, à la transphobie, au sexisme et au racisme produits par Hanouna dans « Touche pas à mon poste ». Acheter chez Planet Sushi, c’est financer la banalisation de la haine.

La mobilisation contre « TPMP » ne faiblit pas. Il faut bien dire que les réactions politiques ont été d’une nullité affligeante :

Hanouna rétro-pédale en essayant de faire passer l’eau qu’il met dans son vin pour des excuses, ce qui est faux :

Le Tartuffe du sexisme, du racisme et de l’homophobie n’a fait semblant de comprendre les réactions de colère que sous la pression du départ de ses sponsors. Il a ainsi montré quel langage il ne comprend pas, et ce n’est pas celui de la raison ou de la légitime indignation que suscite la banalisation de l’homophobie, ce ne sont pas les arguments éthiques rappelant le prix à payer – taux de suicide 4 fois supérieux chez les jeunes LGBTI, augmentation des agressions rapportées à SOS Homophobie en 2016. Hanouna a beau dire s’en préoccuper, la réalité est qu’il s’en fout et que la seule chose qu’il comprenne est la pression économique.

Planet Sushi reste le sponsor le plus fidèle avec de multiples apparitions tout au long de l’émission. Ses défenseurs font valoir qu’en 2013, elle aurait lancé une campagne de publicité autour du mariage pour tous. Mais cela montre simplement que pour cette entreprise, nos droits ne sont que des prétextes à communicants, et non un principe à défendre sans cesse.

Alors des dizaines de marques soucieuses d’éviter le scandale public qui consiste à être associé à la haine anti-LGBT ont retiré leur pub, Planet Sushi associe son nom à une émission qui fait du blackface, qui autorise puis relativise une agression sexuelle, qui systématise la banalisation de l’homophobie et de la transphobie. Une image que la chaîne de restaurant va avoir du mal à modifier, tant les arguments qu’elle a osé donner pour justifier le maintien de la publicité sont vides de sens : « on s’adresse aux jeunes par la pub, on finance l’émission, mais on ne cautionne pas l’homophobie » – messages tellement ineptes qu’ils ont été effacés puis remis à deux reprises sur Twitter.

Si Hanouna et ses chroniqueurs – tel Julien Courbet qui estimait mardi soir qu’il ne fallait pas parler de sexisme quand une agression sexuelle est le fait d’un homme ivre – peuvent continuer à banaliser sexisme, racisme, LGBTI-phobie, c’est bien parce que des groupes comme Planet Sushi les finance, avec l’argent de leurs clients.