A l’avant-veille du deuxième tour des législatives, petit récapitulatif des manifestations de racisme et de LGBTI-phobie d’État qui servent de « barrage contre le FN » promis par Emmanuel Macron pendant les deux semaines qui ont précédé son élection.
 Depuis le 8 mai et la victoire du barrage contre le FN…
Les forces de l’ordre de la République française affament et assoiffent des êtres humains jugés indésirables en raison de leur origine et de leur parcours :

 

 

L’État autorise des milices à traquer ces mêmes êtres humains :

 

 

Les forces de l’ordre participent à cette chasse à l’homme :

 

Cette chasse à l’homme, les forces de l’ordre s’en amusent.

 

Pour la première fois, des CRS ont interrompu une consultation de Médecins du monde à Calais. Sous Macron, même le droit à la santé n’arrête pas le racisme d’État :

 

 

L’État harcèle les associations venant en aide à ces êtres humains :

 

 

En un mois, Emmanuel Macron a mobilisé près de trois cents associations contre sa politique raciste :

 

 

 

Le Défenseur des droits lance un cri d’alarme sur les conséquences de la politique inhumaine à l’égard des migrant-es :

 

 

L’État laisse une milice fasciste collecter des fonds pour des opérations terroristes de piraterie, visant à noyer des êtres humains fuyant leur pays. Seule la mobilisation militante – loin des grandes associations d’État, trop occupées à diffamer des femmes noires s’organisant contre les oppressions qu’elles subissent – permet de geler les fonds :

 

 

D’ailleurs, bien loin de le scandaliser et de l’amener à une condamnation et une action contre Génération Identitaire, les noyades de migrant-es font l’objet des plaisanteries du nouveau président de la République :

 

 

En Marche a validé la candidature de 16 député-es ayant voté la mesure-phare du FN, la déchéance de nationalité :

 

 

En Marche a retoqué la candidature de militant-es diffamé-es par des racistes de tout bord.

 

En Marche a validé la candidature de trois députés homophobes, dont un ayant affirmé que l’homosexualité est une abomination :

 

 

 

Emmanuel Macron a nommé quatre homophobes au gouvernement.
En plus d’être homophobe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait annoncé qu’il ne respecterait pas la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe si la PMA était votée en même temps. Comme des élu-es d’extrême-droite.
En plus d’être homophobe et de vouloir désobéir à une loi donnant des droits aux homos, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a harcelé les prostituées quand il était maire de Lyon, entravant les actions de prévention du VIH auprès d’elles. Il fait passer ses préjugés avant la prévention. Comme des élu-es d’extrême-droite.
En plus d’être homophobe, de vouloir désobéir à une loi donnant des droits aux homos, de faire passer ses préjugés avant la santé, Gérard Collomb a laissé des collectifs fascistes tenir le centre de Lyon, au point que la marche des fiertés LGBTI ne peut y passer. L’État interdit les pédés, les gouines, les bi, les trans de manifester pour leur visiblité et leurs droits dans le centre de Lyon :

 

 

Des militantEs de FiErEs, venuEs dénoncer la venue de Poutine en France, le sort qu’il réserve aux personnes LGBTI et eurs persécutions en Tchétchénie, ont été arrêtées :

 

 

Le projet de loi visant à banaliser l’état d’urgence sera inefficace contre le terrorisme mais réduira encore plus les libertés publiques et permettra de réprimer encore plus facilement le militantisme, les manifestations, le syndicalisme. Comme dans tout régime totalitaire :

 

 

On criminalise l’action militante au point de faire enfermer des femmes témoins de la défense dans un procès contre un manifestant accusé d’avoir jeté des pierres sur la police :

 

 

Le gouvernement multiplie les attaques contre la liberté de la presse et le droit à l’information. Comme dans tout régime totalitaire :

 

 

Tout comme le FN de Le Pen, le Modem de Bayrou, allié de Macron, est accusé d’avoir utilisé les fonds publics destinés à payer des assistant-es parlementaires européen-nes pour les besoins internes du parti :

Dans 5 ans, si nous ne faisons rien, ces mêmes personnes n’auront pas besoin de nous appeler à l’aide 15 jours de campagne pour « faire barrage au FN » car le FN n’aura plus de raison d’être – En Marche aura appliqué toute sa politique. Des milliers de personnes meurent, d’autres sont persécutées, dorment à même le sol, sont traquées, gazées, affamées, parquées dans des conditions inhumaines, humiliées par ceux qui nous ont promis de changer de politique. Il serait peut-être temps que nous soyons plus nombreux-ses à ne pas les laisser faire, et pas seulement dans les urnes.

 

Image de Une :création perso (CC-by-sa) à partir d’une photo : Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons – cc-by-sa-3.0