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Auteur : jeromemartin

Comment optimiser la comm’ parisienne sur le centre d’archives LGBTI+

Petits conseils à Bruno Julliard et Hélène Bidard pour avoir l’air plus sincère dans leurs interviews. Face aux pressions réactivées notamment par Didier Lestrade à l’occasion du succès de 120 battements par minutes, face au sérieux du projet d’archives LGBT défendu par un collectif réuni autour d’Act Up-Paris, deux éluEs n’ont pas eu d’autres choix que d’allumer des couvre-feux dans la presse, en donnant des interviews, pour expliquer que youkaïdi, youkaïda, la Mairie était à fond pour. Bruno Julliard (voir son interview à Libération) et Hélène Bidard (voir cet artlcle sur Hornet) ont donc dû s’y coller. Mais le...

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Enthoven, écriture inclusive et « façonnage des consciences »

Décryptage de la chronique de Raphaël Enthoven le mardi 26 septembre dernier, dans laquelle il légitime l’oppression sexiste que véhicule le langage et dont la violence à l’égard des féministes est inversement proportionnelle à la rigueur. Enthoven, négationniste vicieux Dans sa chronique (voir la vidéo à ce lien, le verbatim à celui-ci), l’éditorialiste affirme que l’écriture inclusive serait du « négationnisme vertueux » tout comme le travail de mémoire sur la responsabilité française de l’esclavage : « Dans le sillage des gens qui veulent débaptiser les lycées ou déboulonner les statues de confédérés, l’écriture inclusive est un négationnisme vertueux, un lifting du langage...

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Enthoven et l’écriture inclusive – verbatim

Voici la retranscription de la chronique que Raphaël Enthoven a tenue sur Europe 1 mardi 26 septembre 2017 à propos de l’écriture inclusive. J’en publierai une analyse d’ici demain. Patrick Cohen : Raphaël Enthoven, vous revenez ce matin sur ce qu’on appelle l’écriture inclusive qui se propose d’assurer une égalité de représentation entre les femmes et les hommes dans la langue française. Raphaël Enthoven : Oui, bonjour Patrick. Ne dites plus « Les droits de l’homme », dites « Les droits humains », s’il vous plait. Ne dites plus « un écrivain transgenre », dites « une auteurrice » ; ne dites plus « tous et toutes », disse (sic) « tous, toutes et [il lève le bras] toustes [prononcer « toussetoutes »]», ne dites plus « celles et ceux », dites « celles, ceux, ceuxlles et celleux ». L’écriture inclusive est une agression de la syntaxe par l’égalitarisme, un peu comme une lacération de la Joconde, mais avec un couteau issu du commerce équitable… Patrick Cohen : … Comme vous y allez… Raphaël Enthoven : Le pire, le pire, Patrick étant l’introduction d’un « e » entre deux points médians qui disloquent les lettres d’un adjectif pour graver au pluriel la marque du féminin. Ça donne des mots illisibles : « uni-es « motivé-es », « vigilant-es » [il prononce les « e » et « s » de désinence les trois fois]. Patrick Cohen : En même temps il est vrai que le masculin est toujours prépondérant dans la langue française. Raphaël Enthoven : C’est vrai, vous avez raison. Des siècles d’injustice ont façonné...

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Le Printemps Républicain est-il féministe ? (1)

Sur 11 postes du bureau du Printemps républicain, 1 seul est occupé par une femme. Le féminisme que revendique l’association ne se perçoit pas dans sa structure. Le 8 juillet 2017, le Printemps républicain annonçait la nomination d’un nouveau bureau. Sur les 11 postes de la structure, 10 sont occupés par des hommes. Le seul poste occupé par une femme est le porte-parolat. Cette unique femme est accompagnée sur ce mandat de deux hommes. Si on ne tient pas compte des hommes qui occupent deux postes en même temps, on arrive à une proportion de 1 femme sur 9...

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L’IAS censure-t-elle les activistes ?

L’International Aides Society, qui organise la conférence contre le sida qui s’est tenue à Paris, a coupé au montage trois actions militantes des vidéos officielles retransmettant les sessions. La parole des premiErEs concernéEs compte-elle donc si peu ? Dimanche 23 juillet au soir. Le co-président de la conférence, Jean-François Delfraissy, donne la parole à la ministre de la santé Agnès Buzin à la plénière d’ouverture de la conférence scientifique organisée par l’IAS à Paris. Les applaudissements se calment, la musique d’intermède baisse, la représentante du gouvernement ouvre la bouche pour entamer son discours. Des voix se lèvent alors dans...

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